Caroline Maurel

Caroline Maurel a pour principale source d’inspiration l’univers des jouets, et l’on retrouve dans sa peinture, outre Barbie , quelques autres Pokémon et Playmobils, qui prennent tous place dans de petites histoires drôles et grinçantes .

Quand à Barbie, nous la retrouvons au coeur de jeux SM, bien évidemment dans le rôle de la soumise, portant le cuir et mains ligotées.

Peints de manière « hyperréaliste », chaque protagoniste affiche sans ambiguïté son statut de jouet. Les poses sont rigides et sagement suggestives, les traits impassibles et figés ne prêtent nullement à confusion .Il s’agit bien de jouet, et notre peintre de s’amuser .
Croit on discerner une petite étincelle de malice dans les yeux de Barbie, qu’il ne peut s’agir que de notre propre perversion.
Le jouet ici, loin du monde édulcoré de l’enfance, objet de transfert pour l’expression de nos propres fantasmes, ne peut que nous inciter à sourire même si ce sourire peut aussi prêter à confusion.